Cinq échéances d’octobre à ne pas rater pour votre entreprise

Autant le dire tout de suite : octobre 2026 concentre cinq échéances en quatre semaines, et aucune ne pardonne. Selon wiiz.fr, le 1er octobre marque déjà le basculement pour l’entretien de parcours professionnel et la déclaration sociale nominative (DSN) liée au congé de naissance. Entre fiscalité, social et RH, voici le calendrier complet, avec les textes et les risques d’oubli qui vont avec.
| Date | Obligation | Entreprises concernées | Référence |
|---|---|---|---|
| 1er octobre | Entretien de parcours professionnel + DSN congé de naissance | Toutes entreprises avec salariés | Code du travail, art. L6315-1 ; URSSAF |
| 15 octobre | Solde de l’impôt sur les sociétés (IS) | Sociétés IS, exercice clos au 30 juin | Code général des impôts, art. 1668 |
| 15 octobre | TVA du 3e trimestre (régime simplifié) | PME et TPE régime réel simplifié | DGFiP, impots.gouv.fr |
| 23 octobre | Échéance réglementaire spécifique facturation électronique | Entreprises concernées par la généralisation | Direction générale des finances publiques |
| 27 octobre | Clôture déclarative complémentaire (régimes particuliers) | Entreprises selon calendrier individuel | URSSAF, DGFiP |
1er octobre : l’entretien de parcours professionnel change
L’entretien de parcours professionnel remplace l’ancien entretien bisannuel et doit s’inscrire dans un suivi renouvelé à chaque poste occupé, selon le Code du travail. L’employeur doit tracer, documenter et justifier la tenue en cas de contrôle. Pour les entreprises de moins de 50 salariés, l’absence d’entretien tous les six ans entraîne un abondement correctif du compte personnel de formation, systématiquement plus élevé que le coût d’un entretien correctement mené. Autant dire que l’oubli coûte plus cher que la vigilance.
1er octobre : la DSN intègre le congé de naissance
Le congé de naissance doit être répercuté dans la déclaration sociale nominative dès le 1er octobre 2026. Toute entreprise employant au moins un salarié est concernée, sans exception de taille. Une DSN erronée ou tardive entraîne une pénalité calculée par l’URSSAF, proportionnelle au nombre de salariés déclarés. Et un retard répété ne reste jamais isolé : il déclenche un contrôle plus large sur l’ensemble des cotisations.
15 octobre : le solde de l’impôt sur les sociétés
Dans les faits, voilà ce que ça donne : le 15 octobre est la date limite de paiement du solde de l’IS pour les sociétés dont l’exercice comptable s’est clos le 30 juin, conformément à l’article 1668 du Code général des impôts. Le solde correspond à la différence entre l’impôt dû et les acomptes déjà versés. Un retard déclenche une majoration de 5 %, à laquelle s’ajoutent des intérêts de retard mensuels. Pour une PME réalisant 50 000 euros de bénéfice imposable, un solde mal anticipé peut mobiliser plusieurs milliers d’euros de trésorerie, au pire moment de l’année.
15 octobre : la TVA du troisième trimestre
Les entreprises au régime réel simplifié de TVA doivent déposer leur déclaration et régler le solde du troisième trimestre avant le 15 octobre, selon le calendrier de la DGFiP sur impots.gouv.fr. Ce régime concerne la majorité des TPE et PME sous les seuils du régime normal, donc probablement la vôtre. La généralisation de la facturation électronique, entrée en vigueur le 1er septembre 2026 selon Keobiz, alimente désormais une partie des données déclaratives automatiquement. Cela réduit le risque d’erreur, mais ne dispense d’aucune échéance : la date reste la date.
Les 23 et 27 octobre 2026
Ces dates correspondent à des échéances réglementaires secondaires, liées au calendrier individuel selon le régime d’imposition et la situation sociale. Elles concernent principalement les sociétés dont l’exercice comptable ou le régime de TVA diffère du calendrier standard. Mieux vaut vérifier son échéancier personnalisé sur la DGFiP et l’espace URSSAF plutôt que se fier à une date générique qui ne correspond peut-être pas à votre cas.
Facturation électronique : qui est concerné en octobre 2026 ?
Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent recevoir des factures électroniques, selon Keobiz. L’obligation d’émission suit elle un calendrier échelonné selon la taille de l’entreprise. Les TPE et micro-entreprises disposent d’un délai supplémentaire pour l’émission, mais la réception, elle, est déjà obligatoire pour toutes, sans délai de grâce.
Et pour une entreprise comme la vôtre ?
Pour une PME de 10 salariés, octobre mobilise trois fonctions en même temps : la paie pour la DSN et l’entretien, la comptabilité pour l’IS et la TVA, la direction pour vérifier que la facturation électronique tourne correctement. Le coût d’un oubli se chiffre vite : une majoration de 5 % sur un solde IS de 8 000 euros représente déjà 400 euros, sans compter les intérêts de retard qui s’ajoutent chaque mois. Premier geste à faire dans la semaine : sortir l’échéancier fiscal personnalisé sur impots.gouv.fr et le croiser avec le calendrier URSSAF. Cinq minutes suffisent pour éviter une majoration qui, elle, ne se négocie pas.
Sources
- wiiz.fr : « La première échéance tombe demain : 5 dates à bloquer en octobre pour votre entreprise », 4 octobre 2026
- Keobiz.fr : « Calendrier pratique 2026 obligations fiscales et sociales »
- Implid.com : « Le calendrier des obligations comptables en 2026 »
- Code général des impôts, article 1668
- Code du travail, article L6315-1



