Tableur
La trame d'un plan de trésorerie mois par mois : ce qui entre, ce qui sort, et le solde qui en découle.
Classeur Excel, formules de totaux et de report déjà en place. Aucune inscription, aucune adresse à laisser.
Une colonne par mois, sur douze mois.
SOLDE DE DÉBUT DE MOIS (report du solde de fin du mois précédent)
Ventes encaissées comptant
Règlements clients à 30 jours
Règlements clients à 60 jours
Subventions et aides
Apports en compte courant
Emprunts reçus
TVA récupérée
Achats de marchandises et matières
Sous-traitance
Salaires nets
Cotisations sociales
Loyer et charges locatives
Assurances
Énergie, télécommunications
Honoraires (comptable, juridique)
Logiciels et abonnements
Déplacements et carburant
Publicité et communication
Impôts et taxes
TVA reversée
Remboursements d'emprunts
Investissements
SOLDE DU MOIS (encaissements − décaissements)
SOLDE DE FIN DE MOIS (début + solde du mois)
En supposant la première colonne de mois en B :
Solde de début (B) = solde de fin du mois précédent
Total encaissements = SOMME(plage des encaissements)
Total décaissements = SOMME(plage des décaissements)
Solde du mois = total encaissements − total décaissements
Solde de fin de mois = solde de début + solde du mois
Mise en évidence des mois négatifs :
format conditionnel sur la ligne du solde de fin, valeur inférieure à 0.
Seuil d'alerte : ajouter une ligne « solde minimal souhaité » et comparer.
Un matelas de deux mois de charges fixes est un repère prudent.
Une entreprise rentable peut déposer le bilan faute de liquidités au bon moment. Le plan de trésorerie ne mesure pas le bénéfice, mais la capacité à payer : il aligne les encaissements réels et les décaissements réels, mois par mois, pour repérer les creux avant de les subir.
La différence avec le compte de résultat tient aux dates. Une facture émise en mars et réglée en juin compte dans le résultat de mars, mais dans la trésorerie de juin. C'est précisément cet écart qui met les petites structures en difficulté.
Trois règles suffisent. Raisonner en toutes taxes comprises, puisque la TVA transite réellement par le compte. Retenir la date de règlement, pas celle de la facture. Et prévoir prudemment : décaler les encaissements de quinze jours par rapport aux promesses, et avancer les décaissements.
Un solde qui passe sous zéro à un mois donné se règle par anticipation : étaler un investissement, négocier un délai fournisseur, activer une ligne de crédit court terme, ou relancer les impayés en priorité.
Un plan de trésorerie ne se plante presque jamais sur le chiffre d'affaires. Il se plante sur les sorties qu'on n'avait pas vues venir.
La TVA à reverser arrive en tête. Elle transite par le compte bancaire, elle n'appartient pas à l'entreprise, et pourtant beaucoup la comptent comme de la trésorerie disponible pendant deux mois. Viennent ensuite les échéances trimestrielles de cotisations, la cotisation foncière des entreprises en décembre, les congés payés qui pèsent en été, les primes de fin d'année, et le renouvellement du matériel qu'on repousse jusqu'au jour où il casse.
Ajoutez une ligne « imprévus » à hauteur de cinq pour cent des décaissements mensuels. Elle sera consommée.
C'est l'argent immobilisé par le fonctionnement courant : ce que vous avez en stock, plus ce que vos clients vous doivent, moins ce que vous devez à vos fournisseurs.
Un besoin qui grimpe alors que l'activité progresse est le piège classique de la croissance : plus vous vendez, plus vous avancez de l'argent, et plus la trésorerie se tend alors que le résultat s'améliore. Deux leviers, toujours les mêmes : raccourcir les délais de règlement clients, allonger ceux des fournisseurs.
Le trou se traite trois mois avant, pas la semaine où il arrive. Dans l'ordre de préférence : relancer les impayés, qui ne coûte rien ; étaler un investissement non urgent ; négocier un délai fournisseur, ce qui se demande d'autant mieux qu'on anticipe ; mobiliser une ligne court terme, découvert autorisé ou affacturage.
Le découvert non autorisé coûte le plus cher et abîme la relation bancaire. C'est la solution qu'on subit faute d'avoir regardé le tableau à temps.
Une fois par mois suffit quand la trésorerie est confortable : on remplace les prévisions du mois écoulé par les chiffres réels, et on décale l'horizon d'un mois pour garder douze mois devant soi.
Quand ça se tend, le rythme passe à la semaine et l'horizon se resserre sur huit à treize semaines. Ce n'est plus le même outil : on ne pilote plus une année, on évite une cessation de paiement.
Le compte de résultat mesure la performance sur une période, en date de facturation. Le plan de trésorerie suit les mouvements réels du compte en banque, en date de règlement. Une entreprise peut être bénéficiaire et manquer de liquidités.
Toutes taxes comprises, contrairement au seuil de rentabilité. La TVA encaissée puis reversée transite réellement par la trésorerie, et son décalage crée parfois de vrais creux.
Une fois par mois, en remplaçant les prévisions du mois écoulé par les montants réels. L'écart entre prévu et réalisé est l'information la plus utile du document.
Agir en amont : décaler un investissement, négocier un délai fournisseur, accélérer le recouvrement, ou mobiliser une ligne de crédit court terme. Un découvert non anticipé coûte toujours plus cher.
Indemnité légale selon l'ancienneté et le salaire de référence, homologation et carence.
Du brut au coût complet : cotisations patronales, réduction générale et avantages en nature.
Indemnité légale ou conventionnelle, préavis, ancienneté et régime fiscal de la somme versée.