Frais de gestion, cotisations, réserve financière : ce qui sépare votre taux journalier du salaire qui arrive sur votre compte.
Estimation : le net réel se situe entre 47 et 53 % du facturé selon la société de portage, les frais professionnels remboursés et la réserve financière. La convention collective du portage (IDCC 3219) impose un salaire minimum garanti.
En portage salarial, le consultant facture une mission à un client, mais c'est la société de portage qui émet la facture, encaisse, et transforme le produit en salaire. Trois prélèvements séparent donc le montant facturé de ce qui arrive sur le compte en banque.
Les frais de gestion rémunèrent la société de portage. Ils tournent autour de 5 à 10 % du chiffre d'affaires, parfois plafonnés en montant. C'est le premier point à comparer entre deux sociétés, avec la question des frais annexes facturés en plus.
Les cotisations sociales comprennent la part patronale et la part salariale, puisque le consultant est juridiquement salarié. C'est le prix de la protection sociale complète : retraite, chômage, maladie, prévoyance.
Deux mécanismes améliorent le résultat réel. Les frais professionnels justifiés (déplacements, matériel, restauration) sont remboursés sans cotisations et augmentent donc le net à facturation égale. La réserve financière, elle, met de côté une part du salaire pour couvrir les périodes sans mission : elle diminue le net immédiat mais n'est pas perdue.
Le portage donne accès à l'assurance chômage, ce que ne permet ni la micro-entreprise ni la gérance majoritaire. À net équivalent, la comparaison avec l'indépendance classique doit intégrer cette différence.
Avec 18 jours facturés et 7 % de frais de gestion, comptez environ 4 200 à 4 500 euros net par mois, selon la société de portage et les frais professionnels remboursés.
Entre 17 et 19 jours pour un mois plein sans congés. Sur une année, la moyenne réelle tourne plutôt autour de 15 à 16 jours en tenant compte des congés et des périodes creuses.
De 5 à 10 % du chiffre d'affaires selon les sociétés, avec parfois un plafond mensuel. Vérifiez surtout ce qu'ils couvrent : certaines sociétés facturent en plus l'assurance responsabilité civile ou les frais de recouvrement.
Oui. La convention collective impose un salaire minimum garanti, calculé en pourcentage du plafond de la Sécurité sociale, ce qui suppose de facturer un taux journalier suffisant pour l'atteindre.
La micro-entreprise laisse un net supérieur à chiffre d'affaires égal, car les cotisations y sont plus faibles. Le portage offre en contrepartie l'assurance chômage, la retraite du régime général et une couverture prévoyance.
Nettement. Les frais justifiés sont remboursés sans cotisations sociales : à facturation identique, un consultant qui se déplace beaucoup perçoit un net supérieur à celui qui travaille depuis chez lui.