L'abattement forfaitaire de la micro-entreprise contre la déduction des charges réelles : le seuil de bascule dépend surtout de vos dépenses.
Comparaison indicative : le choix dépend aussi de la protection sociale visée, du besoin de récupérer la TVA et des perspectives de croissance. Plafonds relevés au 1er janvier 2026 (URSSAF).
La micro-entreprise applique un abattement forfaitaire : l'administration considère que vos charges représentent un pourcentage fixe du chiffre d'affaires, sans regarder vos dépenses réelles. La société, elle, déduit vos charges réelles, une par une, sur justificatif.
La conséquence est simple : plus vos charges réelles sont élevées, moins la micro-entreprise est intéressante. En dessous de 30 à 35 % de charges, elle reste généralement le meilleur choix. Au-dessus, la société reprend l'avantage.
Le régime micro s'arrête à 83 600 euros de chiffre d'affaires pour les prestations de services et les activités libérales, et 203 100 euros pour la vente de marchandises. Ces seuils ont été relevés au 1er janvier 2026.
Trois éléments pèsent autant que les chiffres. La TVA : en franchise, vous ne la facturez pas mais vous ne la récupérez pas non plus sur vos achats, ce qui pénalise les activités qui investissent. La protection sociale : un président de SAS relève du régime général et cotise davantage, mais accumule plus de droits. La crédibilité commerciale enfin, qui compte encore auprès de certains donneurs d'ordre.
Le plafond impose la bascule à 83 600 euros en services et 203 100 euros en vente. Mais le basculement volontaire devient souvent intéressant bien avant, dès que les charges réelles dépassent le tiers du chiffre d'affaires.
83 600 euros pour les prestations de services et les activités libérales, 203 100 euros pour la vente de marchandises. Ces seuils ont été relevés au 1er janvier.
En SASU, le président est assimilé salarié : cotisations plus lourdes, mais retraite et prévoyance du régime général. La micro-entreprise coûte moins cher en cotisations mais ouvre moins de droits, et ne permet pas de déduire les charges.
Un dépassement une seule année est toléré. Le régime micro prend fin au 1er janvier de l'année suivant deux dépassements consécutifs. La franchise de TVA, elle, saute beaucoup plus vite, dès le franchissement du seuil majoré.
La création d'une société est possible à tout moment, avec cessation de la micro-entreprise. La bascule fiscale, elle, prend généralement effet au 1er janvier suivant, sauf option expresse.
Oui, si vos revenus sont modestes : il remplace l'impôt sur le revenu par un pourcentage du chiffre d'affaires. Il n'est intéressant que sous un certain niveau de revenu fiscal du foyer.