Troquet Numérique Le comptoir des petites entreprises

Lettre type

Lettre de relance de facture impayée

Trois lettres prêtes à personnaliser, du rappel aimable à la mise en demeure. Les mentions légales et le décompte des pénalités sont déjà dedans.

Mis à jour le 26 août 2026 Sources : Code de commerce, art. L441-10 et D441-5 Gratuit, sans inscription
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Document texte, s'ouvre dans Word, Pages et LibreOffice. Aucune inscription, aucune adresse à laisser.

Niveau 1 : le rappel aimable

Objet : rappel concernant la facture n° [NUMÉRO]

Madame, Monsieur,

Sauf erreur de notre part, la facture n° [NUMÉRO] du [DATE], d'un montant de [MONTANT] € TTC, échue le [ÉCHÉANCE], demeure impayée à ce jour.

Il s'agit probablement d'un simple oubli. Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir procéder au règlement dans les meilleurs délais.

Si le paiement a été effectué entre-temps, merci de ne pas tenir compte de ce message.

Nous restons à votre disposition pour toute précision.

[SIGNATURE]

Niveau 2 : la relance ferme

Objet : relance, facture n° [NUMÉRO] échue depuis [JOURS] jours

Madame, Monsieur,

Malgré notre rappel du [DATE DU RAPPEL], la facture n° [NUMÉRO] du [DATE], d'un montant de [MONTANT] € TTC, reste impayée. Son échéance était fixée au [ÉCHÉANCE], soit un retard de [JOURS] jours.

Nous vous rappelons que tout retard de paiement entraîne de plein droit l'application de pénalités au taux de [TAUX] % par an, ainsi qu'une indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 euros, conformément aux articles L441-10 et D441-5 du Code de commerce.

À ce jour, les sommes dues s'élèvent à [MONTANT] € au titre de la facture, majorés de [PÉNALITÉS] € de pénalités.

Nous vous remercions de régulariser cette situation avant le [DATE LIMITE].

[SIGNATURE]

Niveau 3 : la mise en demeure

Objet : mise en demeure de payer, facture n° [NUMÉRO]

Lettre recommandée avec accusé de réception

Madame, Monsieur,

En dépit de nos relances des [DATES], la facture n° [NUMÉRO] du [DATE], d'un montant de [MONTANT] € TTC, échue le [ÉCHÉANCE], demeure intégralement impayée.

Par la présente, nous vous mettons en demeure de procéder au règlement de la somme de [TOTAL] €, se décomposant comme suit :

  • principal : [MONTANT] €
  • pénalités de retard au taux de [TAUX] % : [PÉNALITÉS] €
  • indemnité forfaitaire de recouvrement : 40,00 €

Ce règlement doit nous parvenir sous huit jours à compter de la réception de la présente.

À défaut, nous nous verrons contraints de confier ce dossier à un professionnel du recouvrement, puis d'engager toute action utile, les frais correspondants restant à votre charge.

[SIGNATURE]

Quand envoyer quoi

Une créance se récupère d'autant mieux qu'on agit tôt et par écrit. Trois étapes suffisent dans la majorité des cas, espacées de huit à quinze jours.

Le rappel part dès le lendemain de l'échéance. Il suppose un oubli, reste courtois, et rappelle simplement la facture concernée. La relance ferme suit une dizaine de jours plus tard : elle mentionne les pénalités dues et fixe une date limite. La mise en demeure vient en dernier, en recommandé avec accusé de réception : elle fait courir les intérêts et constitue la pièce indispensable si l'affaire va plus loin.

Pénalités = montant TTC × 12,15 % × (jours de retard ÷ 365) + 40,00 €

Les pénalités sont dues de plein droit, sans qu'il soit nécessaire de les réclamer au préalable. Les mentionner dès la première relance n'a rien d'agressif : c'est la loi, et cela accélère souvent le règlement.

Ce que dit la loi

Les pénalités de retard entre professionnels ne se négocient pas : elles sont dues de plein droit dès le lendemain de l'échéance, sans rappel préalable et sans mise en demeure. C'est l'article L441-10 du Code de commerce qui le pose.

Le taux ne peut pas descendre sous trois fois le taux d'intérêt légal. À défaut de mention contractuelle, c'est le taux directeur de la Banque centrale européenne majoré de dix points qui s'applique, soit 12,15 % par an aujourd'hui. S'y ajoute une indemnité forfaitaire de recouvrement de 40,00 euros, due par facture impayée et non par client.

Cette indemnité se cumule avec les pénalités. Et si les frais de recouvrement réellement engagés dépassent ce forfait, vous pouvez en demander le complément, justificatifs à l'appui.

Les erreurs qui coûtent cher

Attendre. Une créance se recouvre d'autant plus mal qu'elle vieillit. Passé quatre-vingt-dix jours, la probabilité de récupérer la somme chute nettement. Le premier rappel part le lendemain de l'échéance, pas le mois suivant.

Relancer par téléphone sans rien écrire. Un appel ne laisse aucune trace. Il peut précéder l'écrit, jamais le remplacer. Après chaque échange verbal, un courriel de confirmation suffit à constituer la preuve.

Omettre les pénalités. Beaucoup les passent sous silence par crainte de froisser le client. C'est un mauvais calcul : leur mention rappelle que la créance est suivie, et elle change souvent l'ordre de priorité du débiteur.

Envoyer la mise en demeure en courrier simple. Sans accusé de réception, elle ne vaut rien devant un juge. C'est la pièce sur laquelle repose toute la suite.

Après la mise en demeure

Trois voies s'ouvrent, du moins au plus lourd.

Le recouvrement amiable, confié à une société spécialisée ou à un commissaire de justice, se rémunère au pourcentage. Il convient aux créances modestes qu'on ne veut pas porter soi-même.

L'injonction de payer se demande au tribunal de commerce sur simple requête, sans audience et sans avocat. Elle coûte quelques dizaines d'euros et aboutit en quelques semaines quand la créance n'est pas contestée. C'est la voie la plus efficace dans la majorité des cas.

Le référé provision et l'assignation au fond deviennent nécessaires si le client conteste la créance. Là, l'avocat s'impose et le calendrier s'allonge.

Le délai à ne pas laisser passer

Entre professionnels, une créance commerciale se prescrit par cinq ans à compter de la date d'échéance, en application de l'article 2224 du Code civil. Face à un consommateur, le délai tombe à deux ans.

Chaque mise en demeure envoyée en recommandé interrompt la prescription et fait repartir le compteur. Une raison de plus de conserver les accusés de réception avec la facture.

Les questions qui reviennent au comptoir

Faut-il envoyer la mise en demeure en recommandé ?

Oui. L'accusé de réception donne une date certaine, indispensable si le dossier se poursuit devant un tribunal ou chez un commissaire de justice. Les deux premières relances peuvent partir par courriel.

Peut-on réclamer les pénalités sans les avoir mentionnées sur la facture ?

Les pénalités sont dues de plein droit, mais leur mention est obligatoire sur la facture. En son absence, appliquez le taux légal et régularisez vos modèles de facture pour l'avenir.

Combien de temps attendre entre deux relances ?

Huit à quinze jours suffisent. Espacer davantage donne le sentiment que la créance n'est pas suivie ; relancer trop vite crispe la relation commerciale.

Que faire après la mise en demeure ?

Trois voies : la société de recouvrement pour les petits montants, l'injonction de payer devant le tribunal de commerce (procédure rapide et peu coûteuse), ou l'assignation si la créance est contestée.

À consulter dans la foulée

Les calculateurs qui vont avec

Pénalités de retard sur facture impayée

331 € dus

Intérêts de retard au taux BCE majoré, indemnité forfaitaire de 40 euros et mise en demeure.

Calcul du seuil de rentabilité

109 091 € par an

Charges fixes, marge sur coûts variables et point mort exprimé en euros comme en jours.

Convertisseur du plafond de la Sécurité sociale

48 060 € par an

Votre rémunération exprimée en PASS, et les seuils sociaux qui en dépendent.

LW Modèle rédigé et tenu à jour par Lucas Webson. Dernière vérification le 26 août 2026.