Le chiffre d'affaires à partir duquel votre activité couvre ses charges, et le jour de l'année où vous l'atteignez.
Formule comptable standard : charges fixes divisées par le taux de marge sur coûts variables. Aucun barème réglementaire n'intervient.
Le seuil de rentabilité est le chiffre d'affaires à partir duquel l'activité cesse de perdre de l'argent. En dessous, les ventes ne couvrent pas les charges. Au-dessus, chaque euro encaissé contribue au résultat.
La distinction entre charges fixes et charges variables est la clé du calcul. Les charges fixes tombent quel que soit le niveau d'activité : loyer, assurances, salaires permanents, abonnements logiciels, expert-comptable. Les charges variables suivent le volume vendu : matières premières, marchandises, commissions, sous-traitance, frais de livraison.
Le point mort exprime le même résultat en temps : c'est le jour de l'année où le seuil est franchi. Un point mort au 15 septembre signifie que les trois derniers mois et demi produisent le bénéfice.
Deux usages concrets : préparer un dossier de financement, où le banquier regarde d'abord ce chiffre, et fixer un objectif commercial mensuel qui a du sens plutôt qu'un objectif au doigt mouillé.
C'est la même réalité exprimée dans deux unités. Le seuil de rentabilité s'exprime en euros de chiffre d'affaires, le point mort en jours ou en mois. On calcule le second à partir du premier.
Certaines charges sont mixtes, comme l'électricité d'un atelier : une part fixe et une part qui suit la production. Découpez-la en deux lignes plutôt que de la ranger arbitrairement d'un côté.
Oui, et il est même plus simple : les charges variables se limitent souvent aux cotisations sociales proportionnelles au chiffre d'affaires et aux achats revendus.
Toujours en hors taxes. La TVA collectée ne vous appartient pas, elle transite par votre trésorerie avant d'être reversée.
Trois leviers, dans cet ordre : augmenter le taux de marge (prix ou coût d'achat), réduire les charges fixes, augmenter le volume. Le premier est presque toujours le plus rapide à produire un effet.
Au minimum à chaque exercice, et à chaque changement structurel : embauche, déménagement, nouvelle gamme, hausse durable d'un coût d'achat.